Statue de saint Gildas au pied du Grand Mont à Saint-Gildas-de-Rhuys

St Gildas
dit "Gildas le sage"
vers 490/ vers 570
Fêté le 29 janvier

Gildas est le patron de Houat, Auray et bien d’autres villes, patron également de plusieurs chapelles et paroisses.

Egalement appelé Gweltaz en breton. Saint Gildas a donné son nom à plusieurs communes, à une abbaye et des chapelles. Il est l’un des saints bretons les plus populaires, mais aussi l’un des plus importants.

Il naquit à Arecluda (Dumbarton) en Ecosse (vallée de Clyde). Gildas mentionne le fait que l'année de sa naissance fut la même que celle de la bataille du Mont Badonicus (où participa le roi Arthur).

Il exerça son zèle en Irlande, Angleterre et Bretagne.

Tout jeune, il quitte l'Ecosse pour le Pays de Galles où il est confié à l’abbaye de Llancarvan. Sous la houlette du célèbre abbé Iltud (Illtyd), il y reçoit une formation très complète : fondée à la fois sur les arts profanes (grammaire, dialectique, rhétorique, géométrie, arithmétique, astronomie et musique) et sur les arts sacrés (Bible, patrologie, philosophie).

Saint Gildas est connu pour son livre De excidio et conquestu Britanniae, traitant de l'invasion romaine et de la conquête anglo-saxonne de l'Angleterre.

Il expliquera que les invasions germaniques sont une punition de Dieu pour les péchés des chrétiens Romains et Britanniques.

Il critique les vies décadentes des rois britanniques et du clergé, leur reprochant les victoires des envahisseurs.

Il a également prêché dans les parties Nord de la Grande-Bretagne, et semble avoir été une figure influente au sein de l'église irlandaise, enseignant pendant un certain temps chez Armagh. Plus tard, il fonde l’école monastique de Armagh.

Selon la tradition, d’Irlande, il serait passé en Italie, à Rome, puis Ravenne.

Il s’arrête dans l’île d’Houat, au large du Morbihan, les pêcheurs le persuadent de construire un monastère dans la presqu'île de Rhuis (Morbihan), ce qu'il fait avec l’aide des saints Cado et David, sur un terrain cédé par Waroch, comte de Vannes. Le monastère devient rapidement prospère, les moines affluent. Il en reste toujours les ruines à ce jour.

Gildas quitte son monastère après une dizaine d’années et se réfugie sur les bords du Blavet, dans une grotte, près du site de Castennec. Il y vivra en tant qu'ermite.

Vers 565, il est rappelé en Irlande afin d’apaiser des troubles survenus dans les monastères. Il s’y rend et regagne l’île d’Houat ou il y reçoit l’annonce de sa fin prochaine. Il s'y prépare et meurt probablement le 29 janvier 570.

Ses reliques reposèrent plusieurs siècles dans l’abbaye de Rhuys. Puis furent emmenées par les moines près de Châteauroux.

L’abbaye Saint Gildas de Rhuys connaît une longue période de prospérité. Puis elle subit l'imposition de la règle bénédictine, fut abandonnée à l’époque des invasions normandes, reconstruite à l’époque romane et relèvement par les Bénédictins de Saint-Maur. L’abbaye est vendue et définitivement abandonnée à la Révolution française.

Il lui est attribué un Lorica, probablement composé quand la peste menaça Brittany. Il détaille chaque partie du corps dans sa prière pour être protéger. Il est dit que récité fréquemment il ajoutera sept ans à votre vie et que vous ne mourrez pas un jour où vous le récitez.

Il existe de nombreux mythes sur Saint Gildas :

Caradoc, dans sa biographie, le fait intervenir auprès du roi Arthur lorsque la reine Guenièvre se fit enlever par Meleagan. Il aurait convaincu les deux rois de faire la paix bien que le frère de Gildas ait été tué par Arthur.

Illtyd demeurait sur une île étroite. Suite aux prières de Gildas et d'autres disciples, la mer s'est retirée de l'île et celle ci s'est agrandie et est devenue florissante.

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