Auguste Comte

19 janvier 1798 / 5 septembre 1857
"Père du positivisme"

Né à Montpellier dans une famille de petite bourgeoisie catholique.

A l'âge de 14 ans, il perd la foi et rejette le catholicisme et les vues royalistes de sa famille.

De 1814 à 1816, il fréquente l'école polytechnique à Paris dont il fut expulsé pour insubordination et rébellion (il a mené une révolte d'étudiants).

De 1818 à 1824, il fut le secrétaire du célèbre réformateur socialiste Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint Simon.

En 1825, il épouse Caroline Massin, femme sans fortune qu'il a connue dans les galeries du Palais-Royal et à qui il donnait des leçons d'algèbre et qui décèdera en 1846.

Il élabore ses Cours de philosophie positive de 1830 à 1842.

Il ouvre, en 1830, un cours public et gratuit d'astronomie populaire.

En 1832, il occupa un poste de répétiteur d'analyse et de mécanique, puis comme examinateur à lécole Polytechnique, jusqu'en 1844.

Il invente, en 1839, le terme de sociologie pour désigner l’étude des lois relatives aux phénomènes sociaux.

En 1846, il fait la connaissance de Clotilde de Vaux, sœur de l'un de ses élèves et qui lui inspire une passion mystique.

Il publie en 1851 le Système de politique positive.

Il vit grâce à l’aide de ses amis, lesquels, irrités par son caractère de plus en plus acariâtre, s’éloignent les uns après les autres.

Il meurt à Paris, dans la misère et la solitude. Sa tombe, au cimetière du Père Lachaise, porte la formule du positivisme : "L'amour pour principe et l'ordre pour base, le progrès pour but."

Sensible aux révolutions scientifique, politique et industrielle de son temps, il s'intéressait essentiellement à la réorganisation intellectuelle, morale et politique de l'ordre social. Adopter une attitude scientifique, telle était, à ses yeux, la clé d'une telle rénovation.

S'il rejetait toute croyance dans un être transcendant, il n'en reconnaissait pas moins la contribution de la religion à la stabilité sociale.


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