Pierre Jacques Etienne
Cambronne

26 décembre 1770 / 29 janvier 1842

Membre de la Légion d'honneur le 14 juin 1804
Officier de la Légion d'honneur le 16 janvier 1807
Commandant la Légion d'honneur le 6 avril 1813
Grand officier de la Légion d'honneur le 1er avril 1815
Nommé Général en 1813


18 Juin 1815 :
" La Garde se meurt et ne se rend pas"
"Merde !"

Né à Saint-Sébastien, près de Nantes, d'un père marchand de bois.Il s'engagea comme volontaire dans les grenadiers en 1792, servit sous les ordres de Dumouriez en Belgique, participa à la guerre de Vendée, et fut envoyé en Irlande, dans le corps expéditionnaire commandé par Hoche. En 1799, il est en suisse, dans l'armée de Masséna, et se distingue lors de la bataille de Zurich. Nommé colonel à Iéna, il fut, après Essling et Wagram, nommé major commandant du 3e régiment des voltigeurs de la Garde, et reçut de Napoléon le titre de baron.Il servit ensuite en Espagne, puis rejoignit la Grande Armée en février 1813. Il combattit à Bautzen, à Dresde, à Leipzig, et fut promu général de brigade à Hanau.Il accompagna Napoléon à l'ile d'Elbe et il remplit les fonctions de commandant militaire de la place. Débarque en 1815 avec l'Empereur à Golfe Juan. Napoléon envoie Cambronne à Cannes en lui recommandant : "Je vous confie l'avant-garde de ma plus belle campagne, vous ne tirerez pas un coup de fusil, je veux reprendre ma couronne sans verser une goutte de sang". En récompense, il reçut le titre de comte de l'empire. Pendant la bataille de Waterloo, il se serait exclamé "la Garde meurt, mais ne se rend pas" et "Merde". Toute sa vie Cambronne a nié avoir prononcé cette phrase et ce mot rapportés par un rédacteur du Journal Général, quelques jours après la bataille . Il est donc, très probable que cette apostrophe sublime ait été soit inventée soit arrangée par un journaliste. Le mot et l'interjection furent popularisés par Victor Hugo, qui les rapporte dans les Misérables. Fait prisonnier par les Anglais, Cambronne obtint de revenir en France pour assister au procès qui lui était intenté pour trahison devant le conseil de guerre. Défendu par l'avocat royaliste Berryer, il fut triomphalement acquitté. Nommé en 1820 commandant de la place de Lille, il reçut de Louis XVIII le titre de Vicomte. En 1823, il se retira à St Sébastien sur Loire en sa propriété de la Beaugerie et mourut à Nantes le 29 janvier 1842. Son dernier domicile : 3 rue Jean-Jacques Rousseau à Nantes.Ses blessures :

le 27 février 1814 d'un coup de feu à la cuisse pendant la bataille de Bar-sur-Aube,
à la bataille de Craonne le 6 mars 1814, coup de mitraille à la cuisse, coup de feu au bras gauche, coup de feu au côté gauche, contusion au côté droit.


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