Joseph Caillaux

30 mars 1863 / 21 novembre 1944
Homme politique français

Né à Le Mans dans une riche famille Bourgeoise.

Fils d'Eugène Caillaux Homme politique sarthois, ancien ministre des Finances dans le gouvernement du duc de Broglie, en 1877 et ingénieur Chemins de Fer.

Il poursuit des études à Paris au Lycée Condorcet. Il devient bachelier ès lettres et ès sciences puis licencié en Droit, en 1888. Il fut reçu à l'Inspection des finances.

Figure éminente du Parti radical, président du Conseil et plusieurs fois ministre des Finances sous la IIIème République, qui contribua à l'instauration de l'impôt sur le revenu.

Elu député en 1898, il sera réélu systématiquement jusqu'en 1914. Se présentant dans le canton de Fresnay, il y sera là aussi réélu de 1914 à 1937.

3 fois Ministre des Finances.

Il s'imposa comme un spécialiste des questions financières et fut appelé au ministère des Finances par Pierre Waldeck-Rousseau en 1899, fonctions qu'il occupa jusqu'en 1902.

Entre 1906 et 1909, il tenta de faire adopter son projet d'impôt progressif sur le revenu, consistant à remplacer les quatre impôts créés pendant la période révolutionnaire par un impôt unique, mais il se heurta à l'hostilité du Sénat, qui rejeta son texte en 1907. Ses idées servirent cependant de base à la réforme des contributions directes qui fut réalisée entre 1914 et 1917.

Nommé Président du Conseil et ministre de l'intérieur, le 27 juin 1911, il se montra partisan d'un compromis avec l'Allemagne lors de l'incident d'Agadir, négociant la liberté de manœuvre de la France au Maroc contre l'abandon à l'Allemagne de quelques territoires au Cameroun.

Il démissionna le 12 janvier 1912.

A la chute de son cabinet, en partie provoquée par l'hostilité des nationalistes, il fut élu président du Parti radical en 1914.

En 1913, il est à nouveau ministre des Finances dans le cabinet Doumergue, il démissionne en mars 1914.

Sa seconde épouse, Henriette excédée par la violente campagne de calomnies dont Caillaux faisait l'objet dans le Figaro (parution de lettres personnelles de Caillaux), en raison notamment de son opposition à la guerre, assassine de 6 coups de revolver, le 6 mars, Gaston Calmette, le directeur du journal. A son arrestation elle déclara pour expliquer son geste : "il n'y a plus de justice. Le revolver seul pouvait arrêter la campagne." Elle est acquittée le 28 juillet 1914.

Arrêté le 14 janvier 1918, pour avoir négocié une paix séparée avec l'Autriche et la Bavière.

Condamné par le sénat constitué en cour de justice le 23 avril 1920 à 3 ans de prison (couvert par la détention préventive), 10 ans de privation de droits civiques et 5 ans d'interdiction de séjour pour correspondance avec l'ennemi.

Amnistié, réélu à la Chambre, il fut encore ministre des Finances dans les cabinets Painlevé (1925) et Briand (1926), et continua de jouer un rôle important, notamment en qualité de président de la commission des Finances du Sénat, où il siégea à partir de 1925 et jusqu'en 1940.

Il s'opposa à la politique économique du Front populaire et joua un rôle déterminant dans la chute du premier cabinet Blum, en juin 1937.

Il mourut à Malmers le 21 novembre 1944.


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